Archives de l’auteur : Philippe Fournié

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Mon Premier trail, premières impressions.

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Nous y voilà, le test grandeur nature, me voici engagé ce samedi 26 avril 2014 pour mon premier trail, une petite mise en jambes de 13km avec au menu 450 mètres de dénivelé. Soit 18km sur du plat. Le tout en nocturne svp ! Au moins une chose est sure je ne vais pas souffrir de la chaleur.

Dès le matin Steph m’envoi un texto « t’es chaud patate ??? » mouais bof… 20h00 nous sommes sur place, nous rejoignons un couple d’habitué, petit topo « tu verras il y a 7 bornes de montée, ensuite ça sera plus facile… » j’attends de voir. 20h40 top départ, tout le monde s’élance. Nous sommes dans le flux, nous choisissons l’option départ tranquille.

Après un petit bouchon, la première montée se profile, petits pas et la grimpette se fait sans trop de difficulté. Le panneau 2 km est à l’horizon, seulement 2 km me dis je, ça va être dur !!! Le 4ème km et la montée se fait de plus en plus raide, Steph est devant j’emboite le pas, sauf que voilà ma petite voix me dit, arrête toi, joue la tranquille, je lutte, mais la petite voix est plus forte, je stoppe, mais je marche avec une bonne cadence pour rester dans le flux avec en ligne de mire mon poto qui prend le large, le souffle revenu je me remets en route, c’est reparti à l’assaut de cette satanée montée qui n’en fini pas, après deux nouveaux arrêts, le 7km est en vue.

Petit arrêt au ravito, deux quartiers d’orange, quelques carrés de chocolat, un petit jus de pomme et me revoilà boosté. En plus passé le 7ème km, une belle piste nous tend les bras, avec en prime de la descente. Le plein de carburant m’a fait du bien, du 7ème au 10ème km, les jambes sont en forme, je donne la cadence, nous doublons pas mal de concurrents, ce qui remonte le moral.

Cette envolée, a ses revers, je me dis bien qu’il va y avoir un moment ou à un autre une jolie montée pour bien te finir, et ça ne loupe pas ! Au 11ème km, le piège se referme, ça remonte sec même très sec, je stoppe à mi chemin, mais je marche toujours d’un bon pas, Steph met les voiles… 12ème km, de nouveau la descente, je mets le turbo, double à nouveau des participants en ayant la ferme intention de rejoindre mon poto, je ne le vois pas ! L’arrivée est là, Steph est derrière les barrières, je passe la ligne, 1h33, Steph m’a mis deux minutes, 1h31. Pour une première expérience c’est pas mal, au moins ça me donne un temps de référence. Le prochain c’est dans un mois, au menu 15km.

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l’histoire du MDS en quelques dates

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1984 : A 28 ans, Patrick Bauer décide de rejoindre le Sahara afin de parcourir à pied, en solitaire, 350 km d’un désert inhabité où il ne rencontrera ni village, ni oasis, ni point d’eau. C’est en autonomie totale, avec un sac à dos de 35 kg contenant eau et nourriture, qu’il a pris le départ de cette traversée qui durera 12 jours. C’est le point de départ de ce qui va devenir le MARATHON DES SABLES.

 

1986 : Naissance du premier MARATHON DES SABLES dans le Sahara marocain. Les 23 pionniers qui prennent le départ n’imaginent pas que leurs empreintes marquent la naissance d’une épreuve mythique, devenue aujourd’hui incontournable dans le calendrier des grands rendez-vous de sport-aventure. La création d’une compétition non mécanique dans les sables marocains offre de nouvelles perspectives aux coureurs aventuriers.

1987 : Naissance du logo MARATHON DES SABLES : le visage d’un coureur recouvert par un chèche, les yeux protégés par une paire de lunettes et la pipette de sa gourde serrée entre les dents.

 

2000 : Internet fait son entrée dans le grand village du MDS. L’organisation décide de retransmettre en direct, jour après jour, les textes et les photographies de la course.
Les concurrents peuvent communiquer avec les leurs et recevoir des messages d’encouragement

2002 : Cette édition est marquée par une tempête de sable, vent de face, qui dure toute la semaine. Les médecins inventent un engin de « nettoyage basse pression » pour rincer les yeux des coureurs. Malgré les conditions difficiles on notera peu d’abandons car ce vent abaisse considérablement la température.

2005 : La Luxembourgeoise Simone Kayser est la première femme à emporter 3 MDS. En 2012, elle est égalée par Laurence Klein… Pour cette 20e édition, on dépasse pour la 1ère fois les 700 coureurs avec 777 coureurs au départ.

2010 : Pour sa 25ème édition, le chiffre de participation atteint son record avec 1 013 participants. Ce sera le plus long MARATHON DES SABLES. Soit 250 kilomètres avec un parcours considéré par les anciens comme le plus difficile jamais élaboré.
L’association Solidarité MARATHON DES SABLES est créée. L’objectif : développer des projets en faveur de l’enfance et des populations défavorisées dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement durable au Maroc.

 

En 2013 : Au départ 1027 compétiteurs, nouveau record de participation. Nouveauté : une dernière étape “Charity” parrainée par l’UNICEF à travers les dunes de Merzouga a conclu cette édition. Sportivement, Mohamad Ahansal et Megan Hicks sont les grands vainqueurs de 231,5 kms. Sur le plan humain, tous les finishers ont aujourd’hui gagné leur pari fou.

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le menu du MDS

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Le Marathon des Sables (MDS) a été créé par Patrick Bauer en 1986. La course se déroule dans le Sud marocain en autosuffisance alimentaire (chaque concurrent porte sur son dos sa nourriture pour une semaine ; seule l’eau portée étant fournie) sur une distance d’environ 250 km. L’itinéraire emprunte toutes sortes de terrains : dunes, plateaux caillouteux, pistes, oueds asséchés, palmerais, petites montagnes, sur 6 étapes de 20 à 80 km, dont une étape marathon de 42 km et une étape non-stop d’environ 80 km en partie de nuit.

On y vient d’abord pour l’intensité de l’épreuve, le MDS ayant la réputation d’être l’une des courses les plus difficiles au monde.

Le Marathon des Sables est une course tactique car il faut, pendant une semaine, gérer son effort, son alimentation et ses besoins hydriques. C’est une épreuve sportive difficile qui se déroule à une température pouvant avoisiner les 50 degrés (49,9 °C degrés lors de l’étape marathon en 2003).

Les plus grands champions de ce marathon sont les frères Mohamad et Lahcen Ahansal ; Lahcen vainqueur à dix reprises (dont 7 fois devant son frère Mohamad), Mohamad, vainqueur à 5 reprises, une première fois en 1998 puis à 4 reprises depuis que son frère ne participe plus à la course.

En 2009, le Marathon des Sables, dit MDS, a été perturbé par des crues inédites au Maroc. La 1re et la 6e étape n’ont pu avoir lieu. L’organisation, pour éviter les zones inondées, a dû improviser au jour le jour de nouvelles étapes. C’est ainsi que cette édition est rentrée dans la légende par sa 3e étape qui aura été la plus longue jamais disputée : 92 km de sable, de rocailles et de rochers… Cette étape aura même vu l’abandon de Lahcen Ahansal, qui ne gagnera pas cette année son 11e MDS. Lors de la remise des prix, les 2 vainqueurs avoueront avoir disputé là leur plus dur MDS. C’était pourtant le plus court : 202 km.

Chaque année, le Marathon des Sables compte de plus en plus de coureurs malgré la difficulté souvent croissante du parcours.