Archives pour la catégorie Compte-Rendu

Compte-rendu des différentes sorties en préparation au Mds.

20138042_1203176349829019_1410323574_o

Trail des Passerelles de Monteynard

Download PDF

Le Trail des Passerelles de Monteynard est prévu depuis longtemps pour rejoindre les copines du Mds, j’ai aussi donné rendez-vous à mon pote d’enfance Stéphane et à ma coach Elsa. Après l’annulation de l’Ultra de Saint Jacques à cause de mon entorse, je n’ai pas beaucoup couru et j’ai pris 1 (ou 2 :-D) kilo(s) en trop.
J’ai pu trottiner sur le bord de mer les deux dernières semaines, ça ira pour finir mais peut être pas pour faire un temps 😉

En guise d’apéro, nous nous sommes inscrits pour la Rando des passerelles avec Chris, Steph, Gaëlle, Marie et Françoise.

Rando des passerelles  — 12.5 km / 450m D+ :

Nous retrouvons les filles sur l’embarcadère pour le bateau qui nous emmène au départ de la marche . Steph et Gaëlle sont déjà sur place .
Super traversée en bateau très rapide. Nous ne voyons toujours pas les passerelles depuis le lac ! Nous rejoignons Steph et Gaëlle pour prendre un petit cappuccino. Et c’est parti pour 12 km de rando !

La rando se passe super bien, tout le monde est rassuré pour les passerelles qui se passent vraiment bien. Nous avons une vue superbe de là haut !

Chris a assuré comme une pro, j’avais du mal à la suivre par moment !

Pour cette Rando, j’ai mis le Tshirt Unity-Island (Alba-Nova) que j’ai trouvé léger, respirant et agréable à porter. Je l’avais déjà testé en course au bord de mer, on ne passe pas inaperçu avec 😉

Distance totale: 13.81 km
Denivelé total positif : 567 m
Denivelé total négatif: -559 m
Vitesse moyenne: 5.35 km/h
Durée totale: 02:51:32

Samedi après-midi, on laisse les potes et on rentre à Mens pour une séance d’étirements et de repos pour préparer la course du lendemain. (j’en connais une qui stresse… )

Trail des Passerelles de Monteynard — 39 km

Je me réveille Dimanche matin vers 5h30 environ mais je somnole en attendant le réveil. Elsa veut qu’on décolle pour 6h30 max. Je descends déjeuner et je vois Elsa “courir” dans tous les sens…Ahh le stress du premier trail moyen … ça me rappelle des souvenirs 😉

07h10: Nous arrivons au parking, on sort de la voiture, j’appelle Steph … Et là, je me rends compte que je n’ai pas mes flasques ! Toutes oubliées dans le frigo :'(
Heureusement, Gaëlle me prête un Camelback d’un litre qui tient dans mon nouveau sac/gilet.

7h30: Nous passons voir Philippe et les filles avant le départ de 8h.

7h45:Nous sommes dans la première vague avec Elsa et Steph qui n’est toujours pas là mais il va vite nous rattraper le bougre 😉

8h00: Départ, c’est parti pour au moins 6h (en dessous de ce temps, Elsa me porte mon sac à la SaintéLyon O:-) ) de plaisir, d’adrénaline, de paysages magnifiques et de souffrance 😉

Bon, jusqu’à la première passerelle, tout se déroule bien, ma cheville tient le coup, elle est juste un peu raide. La première passerelle arrive enfin, nous sommes tous en file-indienne et elle tangue vraiment plus que pour la rando de la veille !
En repartant, j’ai l’impression de courir sur un bateau, sensation étrange 😉

La deuxième, plus longue, passe sans souci. Mais nous attaquons le vif du sujet, la grande montée !
Comme pour tous les ravitos, je recharge ma poche d’eau, je mange et pour une fois, je ne traîne pas trop à discuter 😉
J’ai perdu Elsa depuis un petit moment, j’espère que tout va bien. j’alterne marche et … marche 😉

La montée se déroule sans problème, c’est magnifique ! Je regrette de ne pas avoir prix mon Apn, mais bon, pour une fois 😉
Je suis content de moi, j’arrive à relancer sur les portions “plates” malgré mes 2 mois d’entraînements ralentis et ma cheville.

Ravito, douche et on repart pour la descente que j’appréhende pour les chevilles.
Enfin la descente: une grande descente sur un chemin très roulant :'( Je n’aime pas ça moi qui suis lourd et gauche 😀
Pas manqué, au bout de quelques kilomètres, en doublant une trailleuse, je me prends les pieds dans je ne sais pas quoi et hop ! Vol plané, roulé boulé (de vieux souvenir d’aïkido) et reprise de la course dans la foulée ! Mon épaule droite s’en souvient encore ! plus de peur que de mal mais plus de jus jusqu’au ravito d’après :'(

Nous arrivons pour la deuxième fois au ravito de “Mayres Savel village”, je passe sous la douche avec un plaisir inégalé 😉

La partie est connue jusqu’après la 2 deuxième passerelle , ça déroule tranquille, j’ai les chevilles qui ne sont pas au top.

Dernier ravito, on voit l’arrivée sur la droite ! “Je vais pouvoir passer sous la barre des 6h !”.
La bénévole nous dit qu’il reste 7 km et qu’il faut repartir … sur la gauche !
Et vlan, ça monte ça monte ça monte, j’ai l’impression de me traîner, c’est horrible !
Je mets 20 minutes pour faire … 920m (!!) mais 210m de D+, pour dire si ça grimpe 😉

Finalement, 4km,455m de D+ et 1h plus tard, je suis au sommet ! Il reste 3 km de descente jusqu’à l’arrivée ! Je descends sur des œufs, j’veux pas me rajouter une entorse à l’entorse 😉
J’arrive quand même à trottiner tranquillement pratiquement toute la descente.
Je vois le panneau Arrivée 1km, c’est cool, on y est! Mais je connais la descente et les jambes doivent relancer sur le plat pour 400m !

J’entends un “Stéph ! ” Mon pote Steph est arrivé ! (4h37 le bougre ! )
Je vois ma chérie sur le coté juste sur la ligne d’arrivée !
Ça y est,  j’y suis, je ne suis pas passé sous la barre des 6h, dommage  mais très joli trail !

La tenue de unity-island est juste géniale, je n’ai pas été gêné une seule fois, le t shirt évacue bien la transpiration. Le short à même la peau est aussi très agréable . Vraiment je conseille notre  marque Corse

Distance totale: 41.64 km
Denivelé total positif : 2223 m
Denivelé total négatif: -2217 m
Vitesse moyenne: 8.09 km/h
Durée totale: 06:16:45

certificate1347

 

 

UltraTrail D’Angkor

Download PDF

2016, nous passons Chris et moi une nouvelle dizaine (la quarantaine) , l’idée d’un voyage nous trottait dans la tête depuis de nombreuses années…
Après recherches, nous trouvons un concept intéressant de Séjour / Visites / courses Après plusieurs comparaisons, l‘ultraitrail d’Angkor nous semble le plus pertinent pour notre voyage, il regroupe les visites de temples magnifiques, une course accessible pour Chris et pour moi.

RSTF7027

UltraTrail D’Angkor

Vendredi 6h30 … Le réveil sonne, non pas pour la course mais pour aller visiter LE temple d’Angkor ! La course part à 22h, j’espère me reposer dans l’après-midi (finalement non).

Je me prépare un thé avec l’eau du robinet, la bouilloire et le thé de l’hôtel.

20h, le bus nous attend, j’ai réussi à décider Laurent pour qu’il fasse le 128k. Nous descendons donc rejoindre tous les participants à l’ultra. Christophe Lesaux et Antoine Guillon sont déjà devant l’entrée. Ils font une séance photos pour ceux qui le désirent.

Le bus part sous les acclamations de Chris et des autres participants au voyage dont nous avons fait la connaissance pendant la semaine de visite.

Nous arrivons à la Terrasse des éléphants rapidement, la nuit est noire, très noire ! Nous posons le sac que nous pourrons prendre au 64ème demain (matin j’espère 😉 ) avec un petit numéro (le mien est identique à mon dossard, marrant 😉 )

Briefing, conseils et compte à rebours devant la ligne de départ.

Gooooooooo ! C’est parti pour au moins 20h de course !

Noir c’est noir !

La course commence tranquillement sur la route. Je reste avec Laurent pour le départ, on rejoint un Français et on fait quelques kilomètres ensemble. Nous croisons les temples visités en début de semaine, allumés par nos frontales. La nuit est très noire, c’est dommage, nous ne profiterons pas du paysage.

Des débuts difficiles

Je commence à manger et boire au bout d’une petite heure. Et là, c’est la nausée, j’essaye d’assurer le coup, mais au bout de quelques kilomètres, je vomis ce que je viens d’avaler :-/

Le premier ravito arrive, je ne suis pas très en forme, ni la nourriture ni le thé ne passe. Après le 30ème  kilomètre, une concurrente me double et me lance un “tu devrais abandonner, c’est dangereux, ça fait au moins 3 fois qu tu est malade !”. Mais, depuis plusieurs kilomètres, je suis en train de réfléchir à la cause des vomissements. Finalement, assez confiant sur la résolution du problème, je lui réponds que ça devrait bientôt mieux aller!

A force de tests, je me rends compte que je suis malade 5/10 minutes après avoir bu le thé du Camelback. J’évite donc de boire cette eau et je prends mes flasques d’eau pure jusqu’au ravito suivant. Voilà, j’ai trouvé la solution ! Ravito du 48ème, je vide mon Cameback, le rince un peu et le remplis avec de l’eau en bouteille. Laurent m’a attendu un peu mais commence à partir voyant que je vais mieux. Enfin mieux, je ne suis pas non plus à 15 km/h 😉

Un nouveau départ

Au 54ème km environ, après plus de 8h30 de course, je vais bien, j’ai même la frite ! Je rattrape Laurent et commence à accélérer, lui est en phase descendante, je l’attendrais au 64ème !

Je cours, je cours, je reconnais la Terrasse aux éléphants au loin,  je croise Sylvie qui repart sur la deuxième boucle. Enfin, je passe sur le coté de l’arche d’arrivée… et oui, je n’en suis qu’à la moitié ! Mais je suis content, 10h21 pour faire les premiers 64 km avec les pauses, c’est cool ! J’envoies un sms à Chris, qui est sur son 16 km ,et même un sms à Elsa qui ne peut pas me suivre depuis la France !

Et là, surprise, Laurent est déjà là! Il pensait que j’étais déjà reparti mais ne s’attendait pas à être devant moi ! Il est là depuis une grosse demi heure. Nous essayons de trouver une explication. A priori j’ai du rallonger mon parcours de 5km! C’est pour ça que j’ai mal aux jambes 😀

La pause s’impose

Laurent repart et moi, je vais prendre une petite pause, au menu :

  • 2 soupes délicieuses
  • 1 douche à l’Evian
    (avec un petit malaise d’utiliser de l’eau en bouteille pour ça 🙁 )
  • 1 changement de t-shirt/ slip / chaussettes
    (que c’est agréable … inutile je pense mais agréable)
  • et surtout un massage !

Bilan, je repars au bout d’une heure et demi !!!
Juste avant le massage, Odyle notre doyenne arrive de sa première boucle.

C’est reparti !

Le redémarrage est dur, les jambes sont lourdes, il fait chaud, le soleil commence a taper fort ! Mais maintenant, je vais pouvoir voir du paysage 😉

Un petit air de MDS

Le début s’annonce cool, nous repartons des terrasses, protégés par les arbres puis nous sortons à découvert … Et là, la température grimpe … Nous entrons dans un parc avec plusieurs écluses, c’est agréable de passer dans la forêt, une impression de fraîcheur m’envahit … (Il fait quand même 34°C d’après ma Polar ! ). Je croise des affichettes avec la description des singes qui vivent dans ces arbres… Je n’en verrais aucun curieusement (l’odeur peut être 😉 ). Nous arrivons dans un parc d’écluses qui me semble sympa et agréable… au début! Mais, nous nous retrouvons rapidement en plein cagnard sans la moindre ombre en vue ! Je trottine régulièrement pour sentir un peu de “vent frais”. Je m’arrête pour manger mes bananes à l’ombre d’un arbuste puis je repars.

Là, le sol se transforme petit à petit  en sol mou et brûlant (souvenir du Mds) 😉
Je m’accroupis sous un arbuste pour manger et boire, deux concurrents me rattrapent et s’inquiètent de ma position peu orthodoxe 😉 Je les rassure et ils repartent. Je les suis de quelques dizaines minutes et je finis par les rattraper sur un chemin sablonneux. L’un d’entre eux semble bien souffrir, je reste avec lui pour le remonter, son pote part en éclaireur, le ravito ne doit pas être loin.

Ca n’en finit pas mais je sens que nous nous rapprochons… Effectivement, quelques minutes après, nous rejoignons le ravito et son pote. Je m’assois et je vois arriver une coco entière !
Merci à ce concurrent très sympa 😉

Jusqu’au temple construit sur la montagne, ce ne sera que des lignes droites sous le soleil écrasant, avec beaucoup de concurrents exténués !

Je me fais du fractionné pendant au moins 5 km! J’accélère au soleil et je ralentis dans les zones ombragées.

Enfin je vois la montée au temple! Cool une grimpette 😉
Au début de la montée, je croise de nouveau mes “potes de la coco” qui sont redescendus et qui boivent un coca sur un stand. Je me pose et m’en prends un ! Bon, c’est un Coca Cambodgien, ça ne me fera pas du bien au bide…
Là, le fils de la gardienne du temple me parle avec un anglais parfait et me demande si je cours un marathon, j’essaye de lui expliquer que oui je fais en gros 3 marathons à la suite !
Je repars car une montée de 300 m m’attend, j’ai hâte (si!si! ). Avant les escaliers, je croise Laurent qui redescend, on discute 5 minutes et je repars, je fais la montée d’un trait, puis le tour du petit temple, et je redescends à mon tour. Le ravito est juste en bas, une bonne soupe et des bananes bien entendu! Les bénévoles locaux sont géniaux, je m’attarde à discuter avec eux, ils sont vraiment top. Ils nous prennent pour des fous mais je  les comprends 😉

Jungle Trail 32km

Je suis au départ du Jungle Trail 32km, voilà, j’ai fait le plus dur, ça devrait aller maintenant !
Tout se passe bien maintenant, nous sommes sur des chemins durs en terre, puis sur la route avec quelques montées. La nuit tombe doucement, je remets ma frontale et je cours sur les grandes lignes droites. A un moment, je croise un policier, sur sa mobylette, qui me fait de grands signes ! J’ai loupé un embranchement ! Ouf, il me ramène sur le parcours.

Hallucinations

Ma frontale n’éclaire plus, mais je ne m’en rends compte qu’au moment où un bénévole me propose de le suivre pour pas que je me perde. Du coup, je ne réfléchis plus et je le suis .
A  un moment, je croise la femme qui me disait d’abandonner la veille, elle est couchée par terre avec une asiatique, elles dorment.. Je m’approche et les réveillent: “Debout, il faut repartir sinon c’est fini pour vous ! Profitez, suivez moi !”  Sans réponse, elles se lèvent et repartent, elles me suivent  un moment mais n’arrivent pas à aller aussi vite que moi.

Il fait nuit, la fatigue, la jungle, j’ai de petites hallucinations…
Tiens, un coq! Tiens un gnome! P…tain mais c’est un croco là ??
Ah non, ce sont 2 branches, ou des feuilles ou des balisages de l’orga.

Perdu dans le temple

j’arrive au abord d’un temple… Plus de balisage (je ne le vois pas en fait, ma lampe est HS).. Je cherche 10 minutes, je tourne en rond… J’envoie un sms à Chris pour lui dire que je suis égaré dans un temple. Je ne dois pas être loin mais je ne retrouve pas de balisage… 10 minutes encore se passe et enfin je trouve le balisage ! Je fais le tour du temple … et je me retrouve d’où je suis parti ! Je reprends le chemin à l’envers et je croise 2 participants qui me montre où nous devons passer sur la carte du téléphone… (j’ai moi aussi le plan sur le tel mais pfff je n’ai pas pensé à le consulter ! ). Ils me montrent la direction, l’un deux me prête même sa frontale et repartent. Le temps de mettre la frontale, envoyer un sms à Chris pour la rassurer, je repars. Je vois mes 2 compagnons plus loin sur les lignes droites. Je trottine avec une impression de vitesse.. Je regarde ma montre … 7.5 km/h … Je me mets en marche nordique … Je regarde ma montre … 7 km/h … Bon je vais finir en marche nordique 😉

C’est la fin

Je vois arriver au loin 3 quads de l’organisation, Chris a fini par les décider à aller voir si tout  allait bien. Je finis par rattraper mes deux compagnons et je les double  finalement. Panneau 3 km … J’accélère (enfin j’ai l’impression 😉 ) … Panneau 2 km … Je sens la joie m’envahir …. Panneau 1km … ça sent la fin !! Voilà l’arche d’arrivée, je vois Laurent et Chris qui m’attendent, je passe la ligne d’arrivée après 25h et 50 minutes de course et au moins un régime de bananes 😉

Si vous voulez revivre mon aventure grâce à Polar :
https://flow.polar.com/training/relive/1058990923

Visitez ma galerie 500px sur notre voyage !

https://www.500px.com/sbfotos/galleries/cambodge

 

rstf6153

Festival des Templiers avec Polar

Download PDF

Jeudi, bon on y est, Chris m’emmène chercher la voiture de location.
J’ai prévu de partir vers 11h30.
La route s’effectue sans soucis, j’arrive à Millau vers 17h30. Je vais directement au village du festival pour récupérer mes deux dossards. Je passe sur le stand Polar pour faire la connaissance de Soline, Noé et tous les autres.

Festival des Templiers avec Polar.

Voilà, je rentre dans la tente blanche pour récupérer mes dossards assez rapidement, les files sont dédiées par numéro. Par contre, pour récupérer les Goodies, c’est autre chose ! La file de l’Endurance trail (les 100 km)  est bondée ! Bon, je commence par celle du Marathon des Causses car elle, vide. Le bénévole me donne le sachet avec le t-shirt et les différentes pubs. Je lui demande s’il peut me donner le sac de mon autre course, il me répond que oui et me donne donc la totale ! Merci à lui !

Après avoir récupéré ma chambre, je pars faire ma dernière sortie courte d’une demi heure au bord du Tarn puis je pars manger quelques assiettes de pâtes bien méritées 😀 !

https://flow.polar.com/training/analysis/917710400

L’endurance Trail :

Réveil

3h : je me réveille doucement. L’hôtel m’a gentiment prêté une bouilloire et du thé. Je mange avec ma mixture du matin habituelle.
3h30 : je pars prendre la voiture et rejoindre Hervé et son pote. Le capteur de la voiture m’indique 3°C ! Purée, ça va cailler 😉
Je rejoins Hervé, sa chérie et son pote.

Départ

4h14 : le compte à rebours commence … 5 … 4 … 3 … 2 … 1 … les flammes rouges de l’enfer s’embrasent, nous partons applaudis par les spectateurs, c’est énorme !

Ça déroule

La course commence sur le goudron pendant 2 km (au passage sous la SPA, les chiens nous ont réveillé tout le quartier 😉 ) puis nous commençons la première côte. Je  trottine tranquillement sans pousser le cœur. J’essaye de rester dans le vert pour tenir. Début de descente en single, bouchon à cause d’un petit caillou à éviter, ça repart et ça déroule tranquillement jusqu’au lever du jour. Les paysages sont magnifiques !

Arrivé au premier ravito, nous avons la mauvaise surprise de le voir dévalisé ! Je grappille quelques pains d’épices, du chocolat et de l’eau pour repartir. Heureusement que j’ai pris mes fidèles barres de céréales maison !

Perte de vitesse

Tout va bien pour moi jusqu’au kilometre 47/50, comme d’habitude, je prends un coup au moral ! Mais je me connais, je sais que ça va passer … et ça passe.

J’arrive à maintenir 1h d’avance sur la barrière horaire à chaque ravito. Sur un de ceux-ci, j’abuse du pain tartiné de bleu. Conclusion,  je le digère pendant plusieurs kilomètres, dommage, le fromage était vraiment bon 😉

Je surveille la barrière horaire jusqu’à Pierrefiche (75 km) car je pensais qu’après cette barrière, c’était gagné … D’après mon topo, je lis qu’il reste 12 km/600 m D+ à faire en 5h, je me détends (peut-être un peu trop ). Déjà, en repartant, je sens des douleurs aux deux jambes. Sur les conseils d’Elsa, je fais des talons-fesses et des levés de genoux pour étendre tout ça. Et après quelques kilomètres, je repars à nouveau.

Doc le temps a disparu !

Là, la nuit arrive et je me retrouve dans un problème de l’espace-temps, les heures défilent mais pas les kilomètres ! Le parcours qui me semblait roulant ne l’est pas du tout, entre les sentiers ravinés, les branches, les montées et les descentes très caillouteuse, je vois la barrière horaire se rapprocher dangereusement !  “Plus que 5 km”, nous disent des bénévoles, “ça va passer !” … ben non, je trottine de moins en moins vite, je sens que ça ne va pas passer.

Je double un mec qui me fait comprendre qu’il est sourd et muet. Je m’éloigne mais je ne le sens pas très fatigué et un peu perdu. Je regarde ma montre: 22h40 … même le délestage va être loupé … je l’attends et lui fait comprendre que je l’accompagne jusqu’à Massebiau en lui ouvrant le chemin. Arrivé à 500 m du Ravito, des bénévoles nous attendent pour nous ramener à Millau.

Je suis un peu déçu de ne pas valider le passage au ravito ! Mais tant pis, mon compagnon de fortune me remercie de l’avoir attendu. Je repars dans la voiture qui mettra bien … 10 minutes pour rentrer au village 😉

Je rentre directement à l’hôtel, je n’ai pas le courage de monter manger et tout à l’heure (il est minuit 40 du coup), le Marathon des Causses avec l’équipe Polar m’attend !
D’ailleurs, la tenue complète Polar/New Balance m’attend avec la clef de la chambre : 2 paires de chaussettes, 2 tee-shirts, 1 short et un coupe-vent, ça va être la classe demain sur la course !

En résumé

Cette épreuve est magnifique et très exigeante. Les montées sont très techniques et très pentues. Mais les paysages à couper le souffle nous font oublier tous ces malheureux détails 😉

Si vous voulez voir le gpx, c’est exceptionnellement sur Strava !

Le Marathon des Causses:

Matinée Marathon:

7h00, 7h30 : Bon je suis réveillé cette fois 😉 Je me change et je fais des étirements pour préparer la course du jour. Je me surprends à ne pas avoir mal aux jambes, c’est étrange, je pensais avoir des courbatures quand même.

8h20 : je demande à Noé s’ils sont au déjeuner pour descendre les rejoindre. En tous les cas, je ne serai pas seul, la femme de Romarick est déjà en bas.
Je descends donc prendre mon petit dej, j’ai une dalle d’enfer (ok ok comme d’hab !)
Je fais donc connaissance d’Emilie qui doit faire son premier trail, elle semble excitée ;), puis de Nicolas (qui me parle de son super 100 km dans le cantal !), Romarick et Anne-claire que je sens un peu stressée.

Après, encore quelques étirements, je m’habille et rejoins les autres en bas. Nous partons sur le village du festival pour quelques photos pour Polar.

C’est (re)parti !

12h14 : avec Romarick, nous avons perdu le reste de l’équipe. Mais le compte à rebours commence et nous partons. Romarick se faufile rapidement devant, moi je reprends un rythme cool.

C’est le même départ qu’hier, 2km de plat et la grande montée. Sur le plat, pas mal de gens me doublent et je finis par être à la vitesse des autres.

Arrive la montée ; là, je reste pratiquement sur ma vitesse et je double la plupart des gens qui m’ont dépassé sur le plat. Dans la montée, je rattrape Anne-claire, je lui fais un petit coucou et j’accélère. Après quelques moments d’hésitation, je vois que beaucoup de personnes ont les bâtons, je pensais que c’était interdit sur la première montée mais j’ai dû me tromper.

Je déplie donc les miens et j’accélère encore un peu…  Jusqu’à ce qu’une concurrente m’engueule: “c’est interdit ! vous exagérez, blablabla”. Je lui réponds “OK, je pensais que c’était bon maintenant” et je les replis et je me mets à trottiner pour la distancer 😉

Bref, on arrive en haut et là ça bouche rapidement. Le coureur derrière moi se demande ce qu’il y a, je lui dis qu’il y a une marche à passer, et ce doit être pour ça. Il me demande comment je le sais…. “bah je suis passé hier sur le 100km” … je vois alors ses yeux sortir de la tête et me dire “heu mais t’es un fou en fait” lol

Bon, la course se déroule tranquille, je rattrape même Romarick qui semble être en pleine fringale. Je le double, on se retrouvera au ravito.

Imprévu de course :

Arrivé pratiquement au ravito, je sens une douleur dans le genou … sur la partie droite .. merde ma tendinite du fascia lata ! Bon bah on va gérer la fin de course !

Dur de repartir après le ravito, je boite et n’arrive pas à marcher correctement. Mais après quelques centaines de mètres, je reprends un rythme sans trop de douleur. Je me rends compte rapidement que je ne suis pas très rapide, les autres coureurs me doublent sur le plat. Je regarde ma V800 … je suis entre 8 et 9 km/h, pas étonnant 😉
Mais ce qui est amusant, c’est que je me retrouve doublé par des coureurs que je dépasse de nouveau dans les montées car ils s’arrêtent marcher alors que moi je garde ma vitesse. Ils finissent par me laisser de la place dans chaque montée pour passer et on s’échange des sourires 😉

Descente en enfer…

La dernière partie par contre …  je sens que je vais souffrir … il reste 1 grande descente suivie d’une montée aussi abrupte et de nouveau une grande descente.
Pas manqué : je descends comme un papy qui a une aiguille à tricoter de mamie plantée dans le genou ! Heureusement, la montée arrive et je peux rester un peu dans le peloton. Et là ça grimpe, ça grimpe jusqu’à un passage où l’on est obligé d’escalader sur une dizaine de mètres, c’est impressionnant !
Je me dis au fond de moi : “purée, j’aurais dû passer ici hier de nuit avec la frontale !!!”
j’en ai eu des frissons !

Ça y est, on est en haut, c’est la dernière descente, et là, on passe d’arbres en arbres tellement ça descend sec et ça glisse. Nous rejoignons le VO2 trail pratiquement en bas.

Arrivée (enfin une 😉 )

On entend le speaker, on voit l’arrivée … mais ils nous font descendre quelques marches, courir sur une petite partie plate et remonter une dizaine de marche. Avec l’adrénaline, je ne sens plus mon genou donc j’accélère dans le premier escalier, le plat et même la montée des dernières marches pour enfin passer la ligne d’arrivée ! Je réalise que je viens de faire 128km et 6000 m d+ sur les 2 courses ! Je m’asseois un peu plus loin et envoie un sms a chris pour lui dire que j’ai fini. Je passe au ravito pour manger (saucisson, saucisson, saucisson et saucisson 😉 ) puis je récupère le tee-shirt et la médaille finisher.

Résumé:

Course beaucoup plus roulante que l’Endurance Trail. La vue est magnifique !
Et j’ai pu voir où j’étais passé la veille ! Il y a des passages au ras de la falaise qui font rêver ! Je conseille ce Marathon pour ceux qui veulent se lancer dans le trail moyenne distance.

Suivie gps flow polar : https://flow.polar.com/training/analysis/922855617

Repas de toutes l’équipe Polar:

Après la course, je retourne sur le stand Polar. Et là, je les vois tout démonter…  Soline m’aperçoit et me propose de me ramener à l’hôtel que je prenne ma douche et je les rejoindrai en voiture. Bon finalement, elle m’attendra à la réception, car mes changes sont rester sur le stand et je les récupérerai au resto. En attendant, une douche chaude, un collant de course et hop rdv au resto ! Super resto, super ambiance, mais couché minuit… et debout 5h pour aller voir partir Alain pour ces 76 km (qu’il finira lui 😉 )

Et pour finir

Je suis bien sûr un peu déçu de ne pas avoir fini l’Endurance trail. Mais j’ai quand même repoussé mes limites sur une épreuve d’une journée. J’aurais peut-être pu finir la course par le parcours de délestage… mais n’est-il pas préférable de le retenter l’an prochain ?
(et refaire le double … tant qu’à être à Millau … )