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Festival des Templiers avec Polar

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Jeudi, bon on y est, Chris m’emmène chercher la voiture de location.
J’ai prévu de partir vers 11h30.
La route s’effectue sans soucis, j’arrive à Millau vers 17h30. Je vais directement au village du festival pour récupérer mes deux dossards. Je passe sur le stand Polar pour faire la connaissance de Soline, Noé et tous les autres.

Festival des Templiers avec Polar.

Voilà, je rentre dans la tente blanche pour récupérer mes dossards assez rapidement, les files sont dédiées par numéro. Par contre, pour récupérer les Goodies, c’est autre chose ! La file de l’Endurance trail (les 100 km)  est bondée ! Bon, je commence par celle du Marathon des Causses car elle, vide. Le bénévole me donne le sachet avec le t-shirt et les différentes pubs. Je lui demande s’il peut me donner le sac de mon autre course, il me répond que oui et me donne donc la totale ! Merci à lui !

Après avoir récupéré ma chambre, je pars faire ma dernière sortie courte d’une demi heure au bord du Tarn puis je pars manger quelques assiettes de pâtes bien méritées 😀 !

https://flow.polar.com/training/analysis/917710400

L’endurance Trail :

Réveil

3h : je me réveille doucement. L’hôtel m’a gentiment prêté une bouilloire et du thé. Je mange avec ma mixture du matin habituelle.
3h30 : je pars prendre la voiture et rejoindre Hervé et son pote. Le capteur de la voiture m’indique 3°C ! Purée, ça va cailler 😉
Je rejoins Hervé, sa chérie et son pote.

Départ

4h14 : le compte à rebours commence … 5 … 4 … 3 … 2 … 1 … les flammes rouges de l’enfer s’embrasent, nous partons applaudis par les spectateurs, c’est énorme !

Ça déroule

La course commence sur le goudron pendant 2 km (au passage sous la SPA, les chiens nous ont réveillé tout le quartier 😉 ) puis nous commençons la première côte. Je  trottine tranquillement sans pousser le cœur. J’essaye de rester dans le vert pour tenir. Début de descente en single, bouchon à cause d’un petit caillou à éviter, ça repart et ça déroule tranquillement jusqu’au lever du jour. Les paysages sont magnifiques !

Arrivé au premier ravito, nous avons la mauvaise surprise de le voir dévalisé ! Je grappille quelques pains d’épices, du chocolat et de l’eau pour repartir. Heureusement que j’ai pris mes fidèles barres de céréales maison !

Perte de vitesse

Tout va bien pour moi jusqu’au kilometre 47/50, comme d’habitude, je prends un coup au moral ! Mais je me connais, je sais que ça va passer … et ça passe.

J’arrive à maintenir 1h d’avance sur la barrière horaire à chaque ravito. Sur un de ceux-ci, j’abuse du pain tartiné de bleu. Conclusion,  je le digère pendant plusieurs kilomètres, dommage, le fromage était vraiment bon 😉

Je surveille la barrière horaire jusqu’à Pierrefiche (75 km) car je pensais qu’après cette barrière, c’était gagné … D’après mon topo, je lis qu’il reste 12 km/600 m D+ à faire en 5h, je me détends (peut-être un peu trop ). Déjà, en repartant, je sens des douleurs aux deux jambes. Sur les conseils d’Elsa, je fais des talons-fesses et des levés de genoux pour étendre tout ça. Et après quelques kilomètres, je repars à nouveau.

Doc le temps a disparu !

Là, la nuit arrive et je me retrouve dans un problème de l’espace-temps, les heures défilent mais pas les kilomètres ! Le parcours qui me semblait roulant ne l’est pas du tout, entre les sentiers ravinés, les branches, les montées et les descentes très caillouteuse, je vois la barrière horaire se rapprocher dangereusement !  “Plus que 5 km”, nous disent des bénévoles, “ça va passer !” … ben non, je trottine de moins en moins vite, je sens que ça ne va pas passer.

Je double un mec qui me fait comprendre qu’il est sourd et muet. Je m’éloigne mais je ne le sens pas très fatigué et un peu perdu. Je regarde ma montre: 22h40 … même le délestage va être loupé … je l’attends et lui fait comprendre que je l’accompagne jusqu’à Massebiau en lui ouvrant le chemin. Arrivé à 500 m du Ravito, des bénévoles nous attendent pour nous ramener à Millau.

Je suis un peu déçu de ne pas valider le passage au ravito ! Mais tant pis, mon compagnon de fortune me remercie de l’avoir attendu. Je repars dans la voiture qui mettra bien … 10 minutes pour rentrer au village 😉

Je rentre directement à l’hôtel, je n’ai pas le courage de monter manger et tout à l’heure (il est minuit 40 du coup), le Marathon des Causses avec l’équipe Polar m’attend !
D’ailleurs, la tenue complète Polar/New Balance m’attend avec la clef de la chambre : 2 paires de chaussettes, 2 tee-shirts, 1 short et un coupe-vent, ça va être la classe demain sur la course !

En résumé

Cette épreuve est magnifique et très exigeante. Les montées sont très techniques et très pentues. Mais les paysages à couper le souffle nous font oublier tous ces malheureux détails 😉

Si vous voulez voir le gpx, c’est exceptionnellement sur Strava !

Le Marathon des Causses:

Matinée Marathon:

7h00, 7h30 : Bon je suis réveillé cette fois 😉 Je me change et je fais des étirements pour préparer la course du jour. Je me surprends à ne pas avoir mal aux jambes, c’est étrange, je pensais avoir des courbatures quand même.

8h20 : je demande à Noé s’ils sont au déjeuner pour descendre les rejoindre. En tous les cas, je ne serai pas seul, la femme de Romarick est déjà en bas.
Je descends donc prendre mon petit dej, j’ai une dalle d’enfer (ok ok comme d’hab !)
Je fais donc connaissance d’Emilie qui doit faire son premier trail, elle semble excitée ;), puis de Nicolas (qui me parle de son super 100 km dans le cantal !), Romarick et Anne-claire que je sens un peu stressée.

Après, encore quelques étirements, je m’habille et rejoins les autres en bas. Nous partons sur le village du festival pour quelques photos pour Polar.

C’est (re)parti !

12h14 : avec Romarick, nous avons perdu le reste de l’équipe. Mais le compte à rebours commence et nous partons. Romarick se faufile rapidement devant, moi je reprends un rythme cool.

C’est le même départ qu’hier, 2km de plat et la grande montée. Sur le plat, pas mal de gens me doublent et je finis par être à la vitesse des autres.

Arrive la montée ; là, je reste pratiquement sur ma vitesse et je double la plupart des gens qui m’ont dépassé sur le plat. Dans la montée, je rattrape Anne-claire, je lui fais un petit coucou et j’accélère. Après quelques moments d’hésitation, je vois que beaucoup de personnes ont les bâtons, je pensais que c’était interdit sur la première montée mais j’ai dû me tromper.

Je déplie donc les miens et j’accélère encore un peu…  Jusqu’à ce qu’une concurrente m’engueule: “c’est interdit ! vous exagérez, blablabla”. Je lui réponds “OK, je pensais que c’était bon maintenant” et je les replis et je me mets à trottiner pour la distancer 😉

Bref, on arrive en haut et là ça bouche rapidement. Le coureur derrière moi se demande ce qu’il y a, je lui dis qu’il y a une marche à passer, et ce doit être pour ça. Il me demande comment je le sais…. “bah je suis passé hier sur le 100km” … je vois alors ses yeux sortir de la tête et me dire “heu mais t’es un fou en fait” lol

Bon, la course se déroule tranquille, je rattrape même Romarick qui semble être en pleine fringale. Je le double, on se retrouvera au ravito.

Imprévu de course :

Arrivé pratiquement au ravito, je sens une douleur dans le genou … sur la partie droite .. merde ma tendinite du fascia lata ! Bon bah on va gérer la fin de course !

Dur de repartir après le ravito, je boite et n’arrive pas à marcher correctement. Mais après quelques centaines de mètres, je reprends un rythme sans trop de douleur. Je me rends compte rapidement que je ne suis pas très rapide, les autres coureurs me doublent sur le plat. Je regarde ma V800 … je suis entre 8 et 9 km/h, pas étonnant 😉
Mais ce qui est amusant, c’est que je me retrouve doublé par des coureurs que je dépasse de nouveau dans les montées car ils s’arrêtent marcher alors que moi je garde ma vitesse. Ils finissent par me laisser de la place dans chaque montée pour passer et on s’échange des sourires 😉

Descente en enfer…

La dernière partie par contre …  je sens que je vais souffrir … il reste 1 grande descente suivie d’une montée aussi abrupte et de nouveau une grande descente.
Pas manqué : je descends comme un papy qui a une aiguille à tricoter de mamie plantée dans le genou ! Heureusement, la montée arrive et je peux rester un peu dans le peloton. Et là ça grimpe, ça grimpe jusqu’à un passage où l’on est obligé d’escalader sur une dizaine de mètres, c’est impressionnant !
Je me dis au fond de moi : “purée, j’aurais dû passer ici hier de nuit avec la frontale !!!”
j’en ai eu des frissons !

Ça y est, on est en haut, c’est la dernière descente, et là, on passe d’arbres en arbres tellement ça descend sec et ça glisse. Nous rejoignons le VO2 trail pratiquement en bas.

Arrivée (enfin une 😉 )

On entend le speaker, on voit l’arrivée … mais ils nous font descendre quelques marches, courir sur une petite partie plate et remonter une dizaine de marche. Avec l’adrénaline, je ne sens plus mon genou donc j’accélère dans le premier escalier, le plat et même la montée des dernières marches pour enfin passer la ligne d’arrivée ! Je réalise que je viens de faire 128km et 6000 m d+ sur les 2 courses ! Je m’asseois un peu plus loin et envoie un sms a chris pour lui dire que j’ai fini. Je passe au ravito pour manger (saucisson, saucisson, saucisson et saucisson 😉 ) puis je récupère le tee-shirt et la médaille finisher.

Résumé:

Course beaucoup plus roulante que l’Endurance Trail. La vue est magnifique !
Et j’ai pu voir où j’étais passé la veille ! Il y a des passages au ras de la falaise qui font rêver ! Je conseille ce Marathon pour ceux qui veulent se lancer dans le trail moyenne distance.

Suivie gps flow polar : https://flow.polar.com/training/analysis/922855617

Repas de toutes l’équipe Polar:

Après la course, je retourne sur le stand Polar. Et là, je les vois tout démonter…  Soline m’aperçoit et me propose de me ramener à l’hôtel que je prenne ma douche et je les rejoindrai en voiture. Bon finalement, elle m’attendra à la réception, car mes changes sont rester sur le stand et je les récupérerai au resto. En attendant, une douche chaude, un collant de course et hop rdv au resto ! Super resto, super ambiance, mais couché minuit… et debout 5h pour aller voir partir Alain pour ces 76 km (qu’il finira lui 😉 )

Et pour finir

Je suis bien sûr un peu déçu de ne pas avoir fini l’Endurance trail. Mais j’ai quand même repoussé mes limites sur une épreuve d’une journée. J’aurais peut-être pu finir la course par le parcours de délestage… mais n’est-il pas préférable de le retenter l’an prochain ?
(et refaire le double … tant qu’à être à Millau … )